L’étude annuelle 2006 d’IBM sur les besoins, les questions et les attentes des CEO’s montre que, d’après ces derniers, les sources d’idées innovantes sont par ordre d’importance, les employés, puis les partenaires et enfin les clients. Les consultants arrivent loin derrière alors que l’innovation est leur fond de commerce. Est-ce à dire que finalement le monde tourne aussi bien sans eux ? D’aucuns se plaisent à le penser.


Il faut d’abord s’interroger sur la nature et le périmètre de l’innovation. Est-ce une innovation destinée à une industrie dans son ensemble ou bien une innovation permettant à une société d’obtenir un avantage concurrentiel ? Le rôle des consultants étant de diffuser des pratiques innovantes, ils n’ont pas vocation à intervenir dans le seconde catégorie sauf à changer de rôle, c’est à dire devenir partenaires ou fournisseurs. La première catégorie en revanche tombe en plein dans leur fond de commerce. Ils l’ont bien montré et parfois trop bien dans le cas des innovations de réseau qui prennent de la valeur au fur et à mesure de leur diffusion.

En outre, le rôle des consultants n’est pas d’innover, mais de faire changer la manière de penser de leurs Clients.

Ce rôle n’est pas négligeable, car les attitudes conservatrices considérées comme vertueuses, telle une trop grande fidélité vis à vis des fournisseurs, ne favorisent pas l’innovation. Il faut adopter en permanence un certain degré de changement qui autorise la diversité dans les actions et permette une véritable démarche d’expérimentation.
Les consultants, à condition qu’ils jouent leur rôle d’aiguillons non conformistes, sont le meilleur vecteur pour lancer et entretenir cette dynamique.

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