La contribution du DSI est souvent évaluée sur la base de la valeur du SI qui est souvent fonction de la maîtrise des coûts, de la qualité de service, et du niveau de risque. Certaines entreprises attendent de leur DSI d’être, en plus, un de leurs plus importants agents de changement. C’est une occasion pour le DSI de se mettre sur le devant de la scène et d’adopter un véritable rôle stratégique. Ainsi, la portée de la responsabilité du DSI dépasse la DSI et couvre aussi l’ensemble de l’entreprise.

Souvent, dans le passé, la pensée communément répandue était qu’il suffisait de trouver la bonne technologie et que les employés s’en empareraient immédiatement et modifieraient leurs méthodes de travail. Aujourd’hui, les entreprises n’ont plus d’ardeur pour adopter des technologies sans une solide étude, même si certaines d’entre elles répondent aux attentes des utilisateurs finaux.

Dans le même temps, après une étude qui démontrerait clairement la valeur d’une technologie, certaines entreprises connaissent une adoption lente et parfois pas exactement sur l’usage qui en avait été prévu. Ceci est également vrai en ce qui concerne les technologies qui composent les offres aux clients.

Par exemple, l’adoption du WAP n’a jamais atteint les attentes en dépit d’énormes investissements. De même, bien que l’Enterprise 2,0 apporte des outils de collboration simples et puissants, les entreprises connaissent une lente adoption.

Etant donné que l’utilisation de la technologie est beaucoup plus importante que ses capacités intrinsèques, l’adoption et le changement sont des facteurs clés de succès. Il est clair que le rôle du DSI est crucial, car il est censé avoir le leadership technologique et, par conséquent, tout le monde attend qu’il pousse adoption.

Pour être en mesure de réussir, le DSI doit prêter attention non seulement aux capacités et aux performances de l’Entreprise, mais aussi à la culture. La culture peut être soit l’un des principaux pilier ou bien un obstacle important. Par exemple, dans certaines places où les gens sont censés être des experts dans leurs domaines, l’arrivée d’une nouvelle technologie est perçue comme un avantage.

Dans d’autres places, où les managers doivent maîtriser la théorie, la conception et encadrer la réalisation, une nouvelle technologie est davantage un obstacle pour les développeurs qui perdent en productivité et pour les managers qui perdent des compétences. Personne ne considère cela comme une opportunité personnelle.

La culture varie entre différents pays, les américains valorisent de devenir des experts de leur domaine d’activité, à l’opposé des travailleurs français qui valorisent les compétences de management. le DSI a besoin de comprendre quel rôle la culture joue dans l’adoption technologique et quelle actions engager pour lever les obstacles.

Les activités sociales au sein de l’entreprise peuvent être un appui intéressant pour entretenir le changement. Par exemple, la création de clubs des adopteurs précoces qui deviendraient visibles de la direction, peut être une aide, mais les clubs peuvent d’avérer difficiles à maintenir parce que, dans une communication optimale, le message doit apporter une réelle valeur au destinataire, à moins une valeur supérieur au temps consacré à sa lecture.

Tout l’art du DSI est de trouver les bons leviers de communication qui améliorent la perception de la technologie et qui prépare les esprits à une telle modification. C’est finalement son unique et principal enjeu stratégique.

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